La situation qui prévaut à l’APC d’Aïn El Hammam a amené le wali de Tizi Ouzou à geler les activités de l’assemblée. À cet effet, une note datée du 30 décembre 2019, attribuant au chef de daïra d’Aïn El Hammam la gestion des affaires courantes, a été envoyée aux services concernés de la wilaya. Ainsi, depuis quelques jours, c’est le chef de daïra, Kaddour Mekki, qui occupe le bureau du désormais ex-maire. Selon la décision portant le numéro 990, le gel des activités de l’Assemblée populaire communale est temporaire et va durer jusqu’à ce que les conditions soient réunies à l’Assemblée pour qu’elle puisse exercer ses missions.
Entretemps, M. Mekki se chargera de la signature des documents d’état-civil, de démolition des constructions anarchiques mais aussi du budget et autres autorisations. Il faut dire que cette décision était attendue depuis quelques temps, car le blocage de l’APC, privée de finances, suite au refus des élus de l’opposition d’approuver le Budget supplémentaire (BS), a eu de nombreuses conséquences sur le fonctionnement de ses différents services. Pour rappel, la population, la première à supporter le poids de cette situation, attendait avec impatience le dénouement heureux de cette crise qui n’est finalement pas venu, et ce malgré les multiples négociations entre les deux parties (P/APC et opposition).
Par ailleurs, force est de constater que dans la conjoncture actuelle, l’objectif que les élus s’étaient assigné n’a pas été atteint. Les citoyens sont d’ores et déjà pénalisés par la situation prévalant à l’APC qu’ils qualifient de «ni guerre ni paix» et où aucun projet ne peut voir le jour faute de budgétisation. Même les Plans de développement communaux (PCD) sont r elégués aux calendes grecques et ne seront peut-être jamais réalisés. De même que les opérations ratées du «Couffin du Ramadhan» ou encore des «Trousseaux scolaires», lesquelles n’ont pas été assurées. En outre, le manque de finances a provoqué l’arrêt du ramassage scolaire et le blocage de tout le parc communal, faute de carburant et de pièces de rechange.
Quant aux propriétaires de fourgons assurant le transport des élèves de certains villages, ils ne pourront plus renouveler leur contrat s’ils ne sont pas indemnisés. Pour leur part, les cantines scolaires, qui avaient ouvert et assuré leur service avec les stocks de l’an dernier, risquent de fermer leurs portes, si les fournisseurs qui exigent d’être payés refuserait de les approvisionner. Même l’opération de la collecte des ordures ménagères risque d’être compromise. En plus de cela, les citoyens, qui affrontent chaque jour des difficultés supplémentaires, ont signalé l’absence de salage des routes verglacées. Ils en sont réduits à prier que la neige ne s’en mêle pas, sinon le blocage ne concernera pas uniquement l’APC mais toute la commune avec toutes les conséquences fâcheuses qui en découleront.
A. O. T.