Privés de recrutement dans le secteur public, les titulaires de diplômes d’aide-soignant sont dans l’expectative.
A Bouira, ils sont plus de 80 jeunes, formés dans des instituts de formation privés, titulaires de ce diplôme. Ces derniers attendent depuis le mois de septembre 2018 une dérogation spéciale du ministère de la Santé pour qu’ils puissent postuler à des postes dans le secteur public. Une dérogation qui se fait attendre.
«Aucun diplômé de la promotion de 2018 des instituts privés n’a été recruté dans un poste du secteur public, ce n’est pas le cas des diplômés de l’institut public de formation des paramédicaux. Nous attendons toujours la dérogation du ministère de la santé. Cette autorisation a pris beaucoup de retard cette année, alors qu’une nouvelle promotion sortira dans les prochains mois», précise Sofiane, un jeune diplômé d’un institut privé de Bouira.
Selon lui, le même problème est signalé à l’échelle nationale et beaucoup de diplômés dans ce domaine sont au chômage, alors que le secteur de la santé souffre d’un manque criant en personnel qualifié. Les diplômés des instituts privés de Bouira ont adressé la semaine dernière une requête à la direction locale de la santé (DSP), dans l’espoir de voir un dénouement pour cette situation. «Ce n’est un secret pour personne, le secteur de la santé de Bouira souffre d’un manque accru en paramédicaux et des postes vacants sont recensés dans tous les établissements de soins.
Le secteur privé, qui s’implique dans la formation des paramédicaux et des aides-soignants, forme un appui important qui peut solutionner ce problème», affirme-t-on.
Massinissa A.