Au-delà de tout, la seule issue reste dans le dialogue

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Par S Aït Hamouda

Le dialogue s’invite aux pourparlers inclusifs au forceps, dès lors que ce n’est pas tout le monde qui est d’accord, avec l’occurrence prêtée à ces discussions sans exclusion d’aucune sorte. Cela peut mener à la pérennité de la crise politique qui secoue le pays, dans le temps, et étirer en longueur ses conséquences fâcheuses. Les membres du panel qui ont été reçus jeudi dernier par le Chef de l’État, sont des personnalités, en principe sans attaches partisanes, ni n’expriment le vœu d’occuper la magistrature suprême, ni ne font pas partie des structures de l’État, ni ne sont des militaires, selon les promesses de Bensalah.

Autrement dit, c’est un groupe de dialoguistes indépendants qui entendent mener à bon terme les discussions pour la sortie de la situation actuelle que ne présage rien de bon pour l’Algérie. M. Karim Younès, Mme Benabbou Fatiha, M. Lalmas Smaïl, M. Lazhari Bouzid, M. Abdelwahab Bendjelloul et M. Benaïssa Azzedine ont été reçus par le chef de l’État pour négocier de la préparation des conditions de facilitation de ce dialogue inclusif. Il s’agissait d’inviter la justice à examiner la possibilité d’élargissement des personnes dont l’interpellation s’est faite en lien avec le déroulement des marches populaires et de trouver les moyens qui permettraient de prendre les mesures de nature à faciliter l’accès aux médias publics à toutes les opinions, à travers l’organisation de débats contradictoires ouverts à toutes les expressions politiques, sans exclusive. Ceci dérange, un tant soit peu, les partisans du pourrissement et de l’exagération, ad vitam aeternam. Ce ne sont que des complications qui accablent le pays.

La préparation de l’élection présidentielle a aussi été abordée, dans ce dialogue préalable, à tous les éléments susceptibles de faciliter et de rendre faisable ce qui peut éloigner l’Algérie des risques sur les plans social, économique, politique et sécuritaire, qui la menacent aujourd’hui. Il va sans dire que le dialogue, tel que proposé par le panel et le Chef de l’État, est la seule issue, la seule invitation qui vaille la peine d’être formulée. Cela dit, discussion ou pas, ce n’est qu’à cette aune, et pas à d’autres, que se mesure la liberté d’un peuple.

S. A. H.

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