Chemini : Vaste mécontentement populaire

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Si l’on se fie aux derniers mouvements citoyens entrés en ébullition ces dernières semaines, la région de Chemini est au plus mal et, manifestement, la contestation est partie pour s’installer durablement dans le temps.

En effet, après la fermeture du siège de l’APC par les citoyens de Tidjounane, il y a une dizaine de jours, un autre branle-bas de combat a résonné tôt le matin du lundi 23 août, lorsque de nombreux citoyens de la commune de Chemini, issus notamment des villages Takhlicheth, Il Mathen, Ath ouragh, Ath Soula, Lejnane, Imâaliouene, un mouvement rallié par une délégation de la cité des enseignants, venus tous dans un même élan pour mettre sous scellés les portes du siège de la daira et  » mettre à la porte les fonctionnaire « .

Ensuite, dans le parking de la daïra qui s’est avéré incapable de contenir le nombre massif des citoyens, une prise de parole a eu lieu, tel une tribune propice pour des cœurs pleins à ras bord.  » Le choix du siège de la daira n’est pas fortuit, le maire n’est qu’un simple fonctionnaire et le chef de daira est destinataire d’un arrêté de substitution. C’est lui, le premier responsable de notre commune», soulignera Madjid Ouddak, à la tête des frondeurs. “Hélas, notre chef de daira habite Sidi Aich et non à Chemini, or la raison veut qu’il soit proche de ses sujets et de leurs préoccupations « .

Pour de nombreux observateurs locaux, Chemini est une commune qui a mille atouts, mais aucun projet de développement n’est encore venu donner un bol d’air à la population locale.

En tout, vingt six villages pataugent au quotidien au milieu d’une litanie de problèmes, et  » à mesure que les années passent, les problèmes s’entassent, ajoute un autre citoyen. Mais, notre priorité ce sont les problèmes urgents « .

Les glissements de terrain à Takhlicheth, Semaoune, Ath Zadi, Lejnane et Imâaliouène, menaçant plusieurs vies humaines, notamment à l’approche de la saison des pluie, en sus, du manque criard d’eau potable, l’absence du gaz de ville, l’état délabré des routes, le bétonnage mesquin des ruelles des villages résonnent comme des bruits de cailloux dans les souliers des habitants.

 » Nos actions vont se poursuivre en s’accentuant davantage, jusqu’à rétablir nos citoyens dans leurs droits légitimes, sinon d’autres actions d’envergures seront lancées ; la fermeture définitive du siège de la daira, et le blocage de la circulation par l’occupation du tronçon communal ( 1.5 km ) de la route nationale 26. Notre voie est juste, le combat continue « , lance un autre intervenant. Un autre citoyen dira :  » Neuf familles sont relogés provisoirement dans les logements de l’OPGI, à côté du stade, mais à ce jour, elle ne savent plus qu’elle serait leur avenir et aucun relogement définitif n’est à l’ordre du jour !  » Finalement :  » Nous demandons une commission de la wilaya pour laquelle nous allons soumettre nos doléances et qui se chargera de remédier aux multiples problèmes qui perdurent dans nos villages « , achève par dire un énième intervenant.

T. D.

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