Le président de l’association culturelle Youcef Oukaci, était hier, au four et au moulin. Malgré ses multiples engagements, Abdellah Arkoub, a bien voulu répondre aux questions de la Dépêche de Kabylie. Il nous fixe, dans l’entretien qui suit, les objectifs de l’initiative, son apport sur la poésie amazighe et les perspectives à venir.
La Dépêche de Kabylie : quelles sont les nouveautés de cette 7eme édition des journées poétiques amazighes ?
L’édition de cette année regroupe soixante-dix poètes venus de toutes les régions du pays après une présélection qui a vu la participation de plus de 120 poètes. Nous avons enregistré également la participation de plus de 40 exposants. On peut y trouver des objets traditionnels des livres surtout avec la participation des éditions Pensée. Nous avons organisé des ventes-dédicaces avec des auteurs, écrivains et poètes tels que Youcef Merrahi. Il y a aussi des conférences-débats animées par des chercheurs et universitaires, à l’image de Saïd Chemakh, Youcef Merrahi et Hellwan. La 7eme édition se caractérise aussi par la mise en place d’un concours montage poétique en plus d’un espace pour enfants. Nous avons, comme d’habitude préparé un programme d’animation, musique théâtre, entre autres qui ont accompagné les activités du festival. La 7eme édition est dédiée à la mémoire de notre ami Achouch Mustapha et en hommage à deux piliers de la poésie amazigh Ben Mohamed et Hadjira Oubachir. Cette dernière, présente à l’ouverture, était très émue et contente de l’initiative.
Quel est l’apport de ces journées dans la promotion de la poésie amazighe ?
C’est là une question pertinente. D’abord les journées poétiques ont donnée la chance à des poètes de trouver un espace d’expression où l’on a pu découvrir leurs talents. Grâce au festival, des noms ont émergé, tels que Lahlou, Rahmane ou Segueni qui font partie du jury du festival. C’est très important car cela contribue à l’émergence d’une élite capable de relever des défis. Il y a aussi des efforts pour donner à ces journées un aspect scientifique avec l’association des universitaires et chercheurs. Les journées prennent une autre dimension, une autre envergure.
Des difficultés financières ?
Pour le moment, nous bénéficions de l’aide du ministère de la Culture et la Direction de la culture de Tizi Ouzou. L’APC de Timizart n’est pas en reste puisqu’elles nous a octroyé une subvention de 50 millions. Côté sponsor, l’insim est présent cette année à nos côtés. Nous remercions également l’ensemble de nos partenaires.
Entretien réalisé par A. Z.