3 ans de prison ferme pour l’auteur

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Le tribunal criminel près la cour de Tizi Ouzou a condamné, hier, F. Achour, 71 ans, à une peine de 3 ans de prison ferme pour coups et blessures ayant entraîné la mort de son fils F. Farid, âgé de 25 ans. Selon l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation, les faits remontent au 1er mai 2004, lorsque l’accusé a frappé du haut de la terrasse de sa maison en se servant d’une brique, son propre fils qui était en bas. Atteint au niveau de la tête, la malheureuse victime a perdu connaissance avant qu’elle soit transférée en urgence à l’hôpital de Tizi Ouzou.Le petit village d’Aït Brahim, dans la commune d’Aït Aïssa Mimoune s’est réveillé quatre jours plus tard, le 05 mai 2004 sur la nouvelle de la mort du jeune Farid. Ce dernier qui n’a pu supporter le coup a succombé à sa blessure. Le prévenu a déclaré lors de l’instruction qu’il n’avait nullement l’intention d’attenter à la vie de sa progéniture, mais son objectif était de lui faire peur. Il a développé la même thèse hier devant les magistrats qui lui ont posé la question sur le mobile de l’acte, d’autant plus que le rapport d’autopsie révèle que l’origine du décès est due à une hemmoragie cérébrale produite par un objet contondant.La mère de la victime qui était absente le jour de l’incident a déclaré que son fils aîné et son époux ne s’entendait point, en raison de la dépendance de ce dernier à l’alcool. “Il est presque toujours en état d’ébriété, quant à mon fils aîné, il était le seul qui lui tenait tête”, c’est pour cela, ajoute-t-elle “qu’il le haïsse”. La mère et le reste de la famille se sont constitués partie civile pour demander réparation.D’ailleurs son avocat a soutenu la thèse d’homicide volontaire en raison de l’existence de l’intention criminel due aux conflits existant entre les deux personnes et du guet-apens. M. Abboud a soutenu que la chambre d’accusation a mal apprécié les faits ce qui a donné suite à une fausse qualification de l’acte. “Pour nous, il s’agit d’un homicide”, a-t-il déclaré. Lors de sa plaidoirie, la partie civile a demandé toutefois l’application de circonstances aggravantes. De sont côté, le représentant du ministère public a requis la peine de 20 ans de réclusion en se basant sur plusieurs éléments tel que l’effet de l’alcool, les conflits et la persistance des menaces que le père formule pour le reste des membres de la famille. La défense, quant à elle, a plaidé pour de larges circonstances atténuantes étant donné que la victime était le propre fils de l’auteur. L’avocat a mis en exergue les relations familiales qui existent entre les deux personnes.

M. Aït Frawsen

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