l Il ne sert à rien de courir, il faut partir à point. Un nouvel album vient de naître. Pour les uns, c’est un album dans lequel Mehdi Mezghrane fait le défrichement de la société kabyle, particulièrement touchée par les fléaux de ce bas monde qui sévissent impitoyablement sur les hommes et les femmes dans notre région, jadis réputée par l’entraide, le sérieux et fraternité basées sur l’islam, devoir absolument incontournable que de croire en un seul dieu ( l’unicité), le Tout-Puissant ; c’est vrai que chacun est libre d’avoir sa propre conviction mais en sachant déjà ce que le coran (paroles sacrées) nous a toujours enseigné, la parole blasphématoire ainsi que la conversion vers une autre religion que l’islam proscrites.
Pour les autres, c’est un album qui les critique sans les ménager, ne voulant pas se rendre à l’évidence en se détournant du droit chemin, en se donnant des raisons « valables » pour les délices de la vie. Mezeghrane ne cesse de prier Dieu afin qu’il nous préserve des châtiment, atroces dans l’au-delà. En écoutant cet album, on constate aussi que le combat pour n’importe qu’ elle idéologie doit unir les hommes sur la base de la croyance en dieu afin qu’il les aide dans les entreprises communes (dans le bon sens bien sûr), et de la sorte, naîtra sûrement la convergence de bonnes idées, mais malheureusement le combat d’actualité est semé d’embûche par faute d’entente, et la gesticulation dans tous les sens crée une guerre morale, sans vergogne. Dans cet album, Mehdi évoque aussi le sujet de la délinquance des hommes censée être mûrs alors qu’ils fréquentent les cabarets en délaissant leurs femmes qui pleurent sur leur sort tout en espérant que Dieu les détourne du mauvais chemin.
Il n’oublie pas de traiter le thème de suicide, un fléau qui prend beaucoup de plus d’ampleur. Pour lui, la conviction de l’existence d’allah est de mise pour pouvoir faire face à la vie qui est trop dure ; au sujet du mariage, sans verser dans matérialisme, il le voit étant une bouées de sauvetage surtout de nos jours, fonder un foyer, religieusement parlant, réside dans le complémentarité de l’adoration de Dieu.
Mohamed Chami
Archiviste de la chanson kabyle
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