Dans toute élection, qu’elle soit présidentielle ou législatives, trop de doutes et rumeurs circulent au sein de la population à propos de la régularité du scrutin : y’aura-t-il fraude dans ces élections ? Seront-elles propres et honnêtes ?
Lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III, jeudi, le premier responsable de la Commission Nationale indépendante de surveillance des élections législatives (CNISEL), a précisé que l’honnêteté et la régularité des élections, relèvent de la responsabilité de tous les partis, qui doivent assumer leurs charges. «Je pense qu’il n’y aura pas de fraude dans la mesure où chacun prend ses responsabilités», a t-il déclaré. M Bouchair a essayé de citer l’ensemble des mesures prises par le CNISEL pour empêcher toute tentative de fraude, « c’est pour cela qu’on a demandé à ce que les contrôleurs assurent une surveillance effective et que les encadreurs représentant l’administration doivent être neutres et vigilants, qu’ils restent toujours de bon représentants de l’Etat et non pas d’un parti, d’un pouvoir ou d’une personne. C’est ce que nous demandons et voulons atteindre. Ce n’est pas facile, mais nous faisons de notre mieux pour améliorer le déroulement des élections. Nous essayons de progresser petit à petit chaque fois qu’il y a des consultation », a affirmé M. Bouchair. Or, la Commission nationale indépendante de surveillance des élections législatives a pris des mesures strictes pour assurer un déroulement loyal de ces élections vis-à-vis des partis. Dans ce cadre, il rappelle que les partis politiques « qui ne contestent plus la loi électorale modifiée en 2004, sont appelés à prendre leurs dispositions pour désigner des représentants dans chaque bureau de vote ». En outre, les surveillants désignés doivent être instruits de toutes les démarches de surveillance : « Ils devront rester dans les bureaux, de l’ouverture du scrutin à la remise d’une photocopie du PV de dépouillement ». Pour ce qui est de la désignation de ces représentants, l’intervenant a précisé que la loi n’autorise la présence dans les bureaux de votes que de 5 surveillants. Il a aussi invité les formations en lice à conclure des accords dans ce sens, au plus tard une semaine avant le scrutin. « Il sera procédé à un tirage au sort », prévient-il. C’est le même procédé, notamment, qui à été utilisé par la Commission pour répartir les tranches horaires des interventions des candidats au sein des médias (radio et télévision). Le temps d’intervention en unités sera de 5 minutes pour les partis qui sont là, pour présenter leurs programmes comme il se doit, sans qu’ils soient contrôlés par n’importe quelle institution. A ce sujet, M Bouchair se félicite d’avoir « réalisé un travail colossal, qu’aucune partie n’a contestée». Par ailleurs, et dans le cas de dérapage lors de la présentation des programmes, « nous avons un membre de la Commission au niveau des médias publics afin de surveiller le déroulement de cette opération et non pas censurer ; s’il n’y a pas de provocation directe envers un symbole de l’Etat où les institutions, il n’intervient pas. Mais dans la mesure où, il y a des insultes, l’intervenant est appelé à reformuler sa phrase pour éviter toute sorte de calomnie », a-t-il prévenu, en souhaitant la réussite à tous les participants, et le déroulement loyal des élections. Notons, enfin, l’aveu du président de la CNISL, qui a reconnu le risque de fraude, qui, à son sens, peut entacher n’importe quelle élection, ici ou ailleurs.
Kafia. Aït Allouache