La campagne de moisson-battage a été entamée, il y a quelques jours, dans l’exploitation agricole (Ex-ferme pilote) située à quelques encablures du village de Raffour, dans la commune de M’Chedallah. Comme nous l’avons constaté de larges surfaces de terres emblavées ont été d’ores et déjà moissonnées par moyen de moissonneuses-batteuses. Cette exploitation, où le blé dur est semé sur une distance d’environ 150 hectares, constitue, à s’y méprendre, le petit grenier de la commune de M’Chedallah, où des milliers de quintaux de blé dur, d’une excellente qualité y sont produits chaque année. Même si nous ne disposons pas, pour le moment, de chiffres concernant le rendement du blé à l’hectare pour cette édition de l’année en cours, il n’y a pas le moindre doute que la récolte sera mitigée pour ne pas dire catastrophique, eu égard à la très faible pluviométrie enregistrée depuis le mois de mars de l’année en cours, où quelques crachins passagers ont été enregistrés, ce qui n’a pas suffi pour la croissance des épis, lesquels affichaient un état bien « misérable », avec des grains de faible volume. Cette situation catastrophique a contraint le responsable de ladite exploitation à recourir à l’irrigation par aspersion, mais là encore, le procédé s’avère insuffisant du moment qu’il n’y a qu’une seule conduite qui irrigue, bande par bande, les terres emblavées. Sur la rive opposée, en enjambant la RN15, il y a l’autre exploitation agricole, où des centaines d’hectares ont été plantés, depuis des mois, de pommes de terre. Il s’agit de l’exploitation agricole située dans la plaine d’Oughazi, à proximité de Voualane. Là aussi, les ouvriers agricoles s’affairaient, comme nous l’avons constaté mardi dernier, à récolter la pomme de terre en utilisant des bêches et leurs mains afin de déterrer ce tubercule et le mettre dans des caisses. Ces ouvriers « importés » des autres wilayas, car dans la région les jeunes rechignent à travailler la terre, dénote cette crise de la main-d’œuvre qui frappe de plein fouet ce secteur névralgique. Dans cette exploitation, la récolte va bon train et le rendement serait tout juste moyen, parce que la sécheresse de ces derniers mois est…passée par là elle aussi ! Durant des semaines, les semences ont été irriguées par la technique de l’aspersion, décriée de plus en plus, et ce à cause de la perte immense qu’elle engendre en eau, du fait que celle-ci va dans tous les sens et s’évapore quand la température monte d’un cran.
Y. Samir