Les résidents du quartier Vou, Aklane reviennent encore à la charge, ce dimanche, pour dénoncer le laxisme des pouvoirs publics face à un danger sérieux qui menace leurs maisons.
Ce sont des citoyens qui ne décolèrent pas qui nous expliquent qu’au moins une dizaine de poteaux entre ceux de l’éclairage public et ceux d’une ligne téléphonique implantée en bordure du CW 98, plus connu sous l’appellation route de Selim, sont dangereusement inclinés au niveau du vieux quartier Vou-Aklane, en périphérie Est de la nouvelle ville. Ces poteaux, en fer pour l’éclairage et en bois pour la ligne téléphonique, ont été fragilisés par le passage en souterrain du réseau de la fibre optique, dont le tracé frôle la base de ces pylônes réalisés en parallèle, nous apprend-on sur place. Les premiers à entamer ce dangereux mouvement d’inclination sont ceux de l’éclairage public. Pour arrêter ce mouvement, «l’on» n’a pas trouvé mieux que de les «arrimer» avec du fil de fer à ceux du téléphone qu’ils ont fini par entraîner. Les deux ouvrages ne tarderont pas à s’allonger par terre. Il reste à espérer que cela n’arrivera pas au moment du passage des dizaines d’écoliers qui fréquentent les CEM, lycées et écoles primaires de la nouvelle ville, d’autant plus que les intempéries ont fragilisé d’avantage les deux alignées de poteaux en ces lieux. La deuxième aberration constatée est le fait que le raccordement au courant électrique des poteaux de l’éclairage public a été sommairement réalisé en aérien, avec un câble tendu d’un pylône à un autre pour alimenter les lampadaires, ce qui revient à conclure que l’inévitable chute de l’ouvrage comporte aussi le risque d’électrocution pour les enfants en bas âge, qui viennent jouer sur le terrain vague traversé en plein milieu par les lignes des deux ouvrages, en plus du danger que cela représente pour les poids lourds, sachant que la ligne de l’éclairage public survole par endroits le CW98 à basse altitude. Il suffirait d’une légère dilatation des câbles qui sont à moins de 20 cm au-dessus des capots de ces camions pour que l’irréparable se produise ! Notons enfin que plusieurs poteaux forts inclinés sont situés entre deux pâtés de maisons habitées. La chute de ces poteaux qui n’est qu’une question de temps est un danger public qu’il y a lieu de prendre en charge sans délais pour pallier à toute éventualité.
Oulaid Soulah