La 2ème partie en tournage à Aguouillal

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Le tournage de la deuxième partie du documentaire ‘’Sur les traces de Sizarro’’, du réalisateur Hocine Aknouche a commencé vendredi dernier, dans le village Aguouillal, 50 km à l’Est du chef-lieu de la wilaya de Bouira. Les Sizarro était une famille italienne de six membres, enlevée durant la guerre de libération nationale par un groupe de moudjahidines, dans la localité d’ex-Baraka (actuelle Hachimia) et emmenée ensuite à Aguouillal. Dans cette petite localité montagneuse et combattante lors de la guerre de libération nationale, le réalisateur du documentaire a pu s’appuyer sur les témoignages de certains vieillards du village qui ont vécu cette affaire historique.  En effet, ces derniers n’ont pas oublié l’histoire de cette famille italienne qui avait soulevé de vives réactions des hauts gradés de l’armée française, dont le général De Gaule, lui-même. Selon les témoignages de Hadj Ahmed Saïd et Belkacemi Mohamed dit «Si Mouh», âgés de plus de 80 ans, la famille Sizarro, composée de six personnes, fut enlevée par des moudjahidin, en mars 1959, dans la localité d’El-Hachimia (Baraka à l’époque). « Les Sizarro furent ensuite emmenés par leurs ravisseurs à Ath Oulvane (Saharidh) avant de rallier le mont d’Imesdourar et d’arriver à la forêt de Taghzouth au village d’Aguouillal, ayant servi de refuge pour les moudjahidin  durant de longues années », ont raconté les deux hommes. « Cet enlèvement a provoqué la colère de l’armée française qui a déclenché une vaste opération de recherche. D’horribles massacres ont été commis dans différentes localités de la région », ont-ils raconté.  « Plusieurs citoyens d’Aguouillal, de la Crête Rouge ainsi que de Semmache, avaient été torturés, certains en sont morts, par les soldats français qui voulaient leur soutirer des renseignements sur le sort de la famille italienne », ont-ils témoigné.  « L’armée coloniale avait tout fait pour retrouver cette famille dont l’enlèvement avait eu un large écho même à l’étranger », expliquent-ils. « Le tournage de ce petit documentaire historique se poursuit toujours et des séquences vont être filmées à Semmache ainsi qu’à El-Hachimia », a précisé M. Aknouche, le réalisateur du documentaire. Rappelons qu’il a reçu un prix pour la première partie de ce documentaire, réalisée en 2012, lors de la première édition des Journées du court métrage et du film documentaire, ayant eu lieu du 1 au 6 novembre dernier, dans la wilaya de Mostaganem.

Karim Sait

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