Les travailleurs d'ALGRAN exigent le règlement de leur situation

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Les travailleurs d’ALGRAN de Timezrit (carrière d’agrégat) sont désormais confrontés à une situation des plus inédites. Les 69 travailleurs ont tout simplement été mis au chômage technique, alors que les contractuels seraient simplement en cessation d’activité. Cette entreprise économique sise au plus important pôle de production dans la région, a carrément cessé de fonctionner, et cela suite à une descente d’un groupe de jeunes du village surplombant cette carrière, dans la nuit du 20 avril 2011, qui a endommagé un nombre non négligeable de matériel. Un acte faisant suite à de nombreuses requêtes formulées par le comité du village limitrophe (El Kelaa) dénonçant les conditions et les horaires d’utilisation des explosifs et les nuisances causées à leurs habitations. Ce qui a été réfuté par les travailleurs, puisqu’ils expliquent que « cette entreprise est autorisée à exercer ses activités de manière réglementaire et on a eu le soutien de l’ensemble des comités de villages de la commune, mais les habitants d’El Kelaa mettent tous les moyens pour s’opposer à l’activité de notre unité qui fait nourrir plus de 69 familles. Malgré les interventions des autorités locales et de wilaya pour dénouer la crise, et à notre grande surprise, un autre acte de sabotage a été perpétré le 20-04-2011, après utilisation des explosifs par notre unité la réplique de certains habitants ne s’est pas faites attendre, un groupe d’individus s’infiltra dans l’unité et causeras des dégâts matériel d’une valeur de 10millions de dinars, en saccageant un compresseur et d’autre matériels». Dans cette situation, la section syndicale ne vas pas par le dos de la cuillère pour accuser, de manière directe, le directeur de l’unité et les pouvoirs publics de « passivité et de fuite en avant » dans le traitement de cette situation, M. Yaya Abdelkrim de la section syndicale (UGTA) ajoute que « la direction de l’entreprise n’a pas déposé plainte le jour même », s’agissant des préjudices causés au matériel appartenant à l’entreprise. « Concernant les nuisances et les dommages qui seraient causés par notre entreprise sur l’environnement et aux habitations limitrophes, il a été désigné des commissions locales et de wilaya pour enquêter sur la situation et il a été conclu, en fin de compte, que la carrière n’a pas d’effet négatif notable sur les habitants et l’environnement et que cette dernière fonctionne selon les normes d’hygiène et de sécurité exigés », explique le même interlocuteur, qui n’omet pas, en revanche, d’interpeller les pouvoirs publics d’ouvrir une enquête et de situer les responsables qui sont derrière cette crise grave, aussi bien sur le développement de la localité que le devenir des travailleurs. « Nos travailleurs commencent à perdre leur patience devant ce laxisme. Nous nous retrouvons devant une véritable impasse et des lendemains très sombres, nous ne savons plus à quel saint se vouer, l’administration a procédé à des affectations hors wilaya d’une minorité de travailleurs, sans aucune prise en charge (logements et frais de déplacement), cela ressemble a un licenciement déguisé pour le reste, ils attendent encore leur sort, alors que nous leurs avons proposé la remise en service de notre entreprise et dans le cas échéant de nous faire des affectations à l’unité Adrar Oufarnou, située dans notre wilaya et c’est la solution idoine a notre épineux problème », conclut M. Yaya.

K. B.

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